Le projet Gutenberg fut lancé par Michael Hart en 1971 afin d'assurer, à ce qui deviendra plus tard Internet une bibliothèque de versions électroniques libres (parfois appelés e-texts) de livres
physiquement existants. Les textes fournis sont essentiellement du domaine public, soit parce qu'ils n'ont jamais été sous copyright, soit parce que leur copyright a expiré. Il y a également
quelques textes sous copyright rendus disponibles par le projet avec la permission de l'auteur. Le projet fut nommé en hommage à l'imprimeur allemand du XVe siècle Johannes Gutenberg. En
avril 2008, le projet Gutenberg annonce proposer plus de 20 000 livres dans sa collection.
Pour bien naviguer dans le site mieux vaut être adepte de la langue anglaise, on peut trouver de nombreux
textes en français, la navigation reste en texte anglophone et les explications aussi dans la plupart des cas. Pour les personnes averties qui connaissent le but de la recherche l’espace peut
être fort utile.
Information générale Le slogan du projet, « brisons les barrières de l'ignorance et de l'illettrisme », a été choisi parce
que le projet espère continuer l'œuvre de répandre le lettrisme et le goût pour l'héritage littéraire, ce que commença à faire la bibliothèque publique au début du
XXe siècle.
La plupart des parutions du projet Gutenberg sont en anglais. Mais il y en a maintenant un nombre significatif
en français, allemand, néerlandais, chinois, portugais, espagnol, italien, finnois, et plus de 40 autres langues.
Tous les textes du projet Gutenberg peuvent être acquis et redistribués par les lecteurs sans aucun frais. Le
Projet possède la marque déposée du Projet Gutenberg, et l'utilisation commerciale des e-texts sous marque déposée requiert un droit payable au Projet. L'en-tête ôté et la marque non utilisée, le
texte peut être utilisé sans restrictions (il y a quelques textes sous droit d'auteur dans le Projet, qui ont d'autres restrictions).
Le projet a fait paraître plus de 20 000 livres électroniques, produits presque entièrement par des
volontaires, et demeure en activité. De la même façon que notre site fr.wikipedia.org s'enrichit chaque jour grâce à la contribution de rédacteurs bénévoles, la liste des livres électroniques
disponibles s'enrichit peu à peu par la contribution de correcteurs ; et de même que tout utilisateur d'internet a vocation à enrichir wikipedia, chacun a vocation à devenir correcteur
bénévole en s'inscrivant sur l'un ou l'autre des sites de « distributed proofreaders », et en se portant ainsi volontaire pour la correction "page par page".
Des critiques ont été adressées envers quelques e-texts du Projet Gutenberg concernant leur manque d'érudition,
par exemple, le détail insuffisant des éditions utilisées et l'omission des préfaces originelles publiées ainsi que de l'appareil critique. À cause de ces défauts, l'édition électronique n'est
pas une copie fidèle d'une édition papier, et elle est inutilisable dans le cadre d'un travail universitaire. La confrontation des premiers e-texts aux nouveaux permet de constater une tendance à
la meilleure préservation de tels textes ; la plupart des nouveaux textes conservent l'information et les préfaces de l'édition originale.
Histoire
Le projet a été initié en 1971 par Michael Hart, à l'université de l'Illinois aux États-Unis. Ayant eu à sa
disposition, grâce à des amis administrateurs, du temps de calcul sur un ordinateur mainframe estimé à l'époque valoir 100 000 000 dollars, il chercha un moyen de retourner ce qui lui
avait été donné. Il estima alors que la plus grande valeur créée par les ordinateurs n'était pas le calcul, mais le stockage, la mise à disposition et la recherche de ce qui était entreposé dans
les bibliothèques. En guise de preuve de concept, il saisit une copie de la déclaration de l'indépendance des États-Unis et l'envoya à tous les utilisateurs du réseau informatique de l'université
(ancêtre de l'internet moderne). Selon lui, la mise à disposition de ce document pour les utilisateurs présents et futurs des ordinateurs remboursait sa dette morale. Ce document fut le premier
document électronique du projet Gutenberg.
Ensuite, le projet se concentra sur des ouvrages en langue anglaise, en particulier des ouvrages de référence.
Le projet s'est ensuite diversifié. Diverses langues sont maintenant représentées, et tous les genres sont couverts, du traité scientifique à la littérature de divertissement. Des périodiques
sont également mis en ligne.
Un des atouts du projet Gutenberg, qui explique son exceptionnelle longévité, est l'utilisation de textes
ASCII, et plus particulièrement de l'ASCII 7 bits. Bien que moins agréables à utiliser, les ouvrages ainsi codés restent lisibles très longtemps et sur toutes les machines. Le projet Gutenberg
est ainsi à l'abri de la disparition d'un format, car il est peu probable que l'ASCII disparaisse ou soit radicalement modifié, la base de textes restera donc visible très longtemps. Mais une
diversification était indispensable : l'ASCII à 7 bits, en particulier, ne permet pas de noter les caractères accentués, indispensables pour les textes en français, par exemple. On obtient
de plus une bien meilleure mise en forme avec un fichier au format HTML. Le projet Gutenberg s'est adapté, et on peut aujourd'hui télécharger la plupart des livres en choisissant son
format : ASCII 7 bits, Latin-1. Mais aussi être présenté sous forme HTML (contenant d'éventuelles illustrations), LaTeX pour les ouvrages scientifiques, etc.
Depuis plusieurs années, on discute sur l'utilisation d'un format XML, mais les progrès sur ce point sont
lents. Les formats qui ne sont pas facilement éditables, tels que PDF, sont généralement jugés comme ne correspondant pas aux buts du Projet Gutenberg ; certains cependant ont été utilisés
par la collection. Le projet a été hébergé par plusieurs universités, jusqu'en 2000, où le projet Gutenberg a été officiellement
organisé sous la forme d'une entité juridique sans but lucratif (non-profit organization en droit américain), dont le statut correspond à peu près à celui des associations loi de 1901 de droit
français. En particulier, les dons fait par les citoyens américains à cette organisation sont déductibles des impôts.
Mieux que de long discours, il faut ce rendre compte par soi même à l'adresse suivante :