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le blog info-la-mure par : christian

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Histoire ,frejus le Barrage de Malpasset



 

 

En 1959 le Barrage de MALPASSET

 

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En quelques secondes, près de 50 millions de mètres cubes d'eau déferlent dans la vallée en une vague gigantesque qui ravage la campagne et certains quartiers de Fréjus.


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Début de l'hiver 1959, des pluies torrentielles remplissent complètement la retenue du barrage de Malpasset situé en amont de la ville de Fréjus. Le 2 décembre, à 21h13, la voûte s'effondre soudainement dans un craquement effroyable.


En quelques secondes, près de 50 millions de mètres cubes d'eau déferlent dans la vallée en une vague gigantesque qui emporte tout sur son passage, ravageant la campagne et certains quartiers de Fréjus. À 21h50 la vague a achevé son travail de destruction en disparaissant lentement dans la mer.


423 morts
Malpasset : un nom prédestiné pour la pire catastrophe civile du XXe siècle en France. Bilan: 423 morts dont certains ont été retrouvés sur les rivages, à des kilomètres à la ronde. Des quartiers entiers rasés en 21 minutes (950 immeubles touchés) et une émotion immense à la hauteur de ce drame : le général de Gaulle, président de la République, vient en personne deux semaines plus tard apporter son soutien à la ville meurtrie alors dirigée par un nouveau maire, André Léotard.


Les dons ont afflué du monde entier, bouleversé par les images de ruines et de désolation; un chagrin collectif augmenté par le nombre d'enfants concernés par ce drame: 150 victimes et 79 orphelins. La plupart assistaient à l'émission "La Piste aux étoiles" quand la muraille d'eau les emporta.


Barrage-voûte
Mis en eau cinq ans plus tôt, cet ouvrage était pourtant l'oeuvre d'André Coyne l'un des constructeurs français les plus réputés au monde. Un barrage-voûte, le plus fin d'Europe (1,50 mètre à son sommet), aménagé à l'étranglement de Malpasset sur le Reyran, un ruisseau capricieux, trop irrégulier pour combler les besoins grandissants en eau de l'Est-Var.

L'agriculture y est alors prospère, grâce notamment au succès des pêches produites dans la plaine baptisée "vallée rose" quand les arbres sont en fleurs. Surtout, les touristes affluent chaque été plus nombreux entre Saint-Tropez et Saint-Raphaël. Cette nouvelle réserve de cinquante millions de mètres cubes éloigne tout risque de pénurie. Le chantier se déroule sans encombre.

Mais jusqu'en 1959, il est impossible de remplir entièrement le barrage pour tester la capacité de résistance, à cause d'un différend administratif avec une entreprise riveraine qui conteste les conditions de son expropriation. Le 2 décembre, si l'eau atteint son niveau maximum, c'est qu'une pluie nourrie s'abat sur la région depuis deux mois : la veille, la tornade s'est déchaînée.

128 mm d'eau enregistrés en 24 heures. Un lâcher est ordonné : la montée des eaux est endiguée, mais il est trop tard. À 21h13, la paroi de béton s'écroule comme une colonne de cubes pour enfants. Pendant huit ans, la justice comparera "le prévisible et l'imprévisible" à la recherche d'éventuels coupables.

Constructeur et ingénieurs en sortiront blanchis. Seule responsabilité retenue, celle de la nature : les roches entourant le barrage étaient devenues perméables. L'eau absorbée s'accumulait sous la structure, comme une bouteille de soda qu'il ne faut pas agiter.

Un phénomène de sous-pression mal maîtrisé à l'époque. Zéro coupable mais plusieurs leçons tirées. Malpasset a meurtri une ville qui multiplie expositions et débats pour marquer ce 50e anniversaire. Il a causé 30 milliards de francs de l'époque de dégâts.


Publié le 02/12/2009 à 13h08 dans Histoire

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